La baie de Cancùn dévastée par le tourisme

La nature dégradée par le tourisme qu’elle attire

Si la nature est bien un attrait touristique majeur dans la plupart des pays, c’en est aussi la principale victime. En effet, de nombreux touristes sont attirés par les richesses naturelles des pays qu’ils visitent, mais, à force de déforestation liée à la construction d’hébergements et autres lieux touristiques, Mère Nature a bien du mal à garder la tête hors de l’eau.

La baie de Cancùn dévastée par les constructions touristiques

Très paradoxalement, l’arrivée en masse de la notion de tourisme vert apporte une ombre croissante aux richesses naturelles des pays. Ainsi, à titre d’exemple, la baie de Cancùn, au Mexique, autrefois très verdoyante et attractive, est désormais quasiment inaccessible aux touristes en dehors des complexes de luxe qui s’y sont établis.

Hôtels quatre étoiles, structures sportives premium, centres de Thalasso… Nombreuses sont ces constructions qui, attirées par la magnificence de l’environnement local, ont contribué très largement à la dégradation de celle-ci.

Le Canada peine à maintenir son équilibre environnemental

Autre exemple de ce paradoxe, le Canada. Destination touristique en pleine croissance, la Canada attire de plus en plus les voyageurs en quête de tourisme vert. En effet, de nombreux touristes asiatiques et américains viennent profiter du taux de change avantageux offert par le pays pour venir y passer leurs vacances dans les somptueux parcs nationaux du Canada.

Le problème est que ces touristes ne sont pas toujours bien informés sur les réglementations de ces parcs et ne sont pas toujours respectueux de la nature qui les entoure durant leur séjour. Ainsi, si le Canada est ravi de voir sa population touristique augmenter, il est aussi inquiet de la protection de ses écosystèmes.

L’environnement mauricien en danger à cause du tourisme

Plus qu’un danger, le tourisme est même une fatalité pour l’Ile Maurice, qui a vu disparaître 98% de ses forêts suite aux constructions de grands complexes paradisiaques pour touristes européens. De plus, ces touristes n’aimant pas les moustiques, ces zones hôtelières sont constamment aspergées de pesticides, un autre fléau pour l’environnement local.

En coupant les arbres et en chassant les insectes, enchaînement de cause à effet des plus naturels, l’île a également vu disparaître une partie des ses espèces rares d’oiseaux exotiques, autrefois une des principales sources d’attraction touristique.

C’est pourquoi, le gouvernement mauricien a pris des mesures pour conserver ce qui reste de l’écosystème de l’île. Entre autres, une interdiction de prélever du sable dans le lagon – sable autrefois utilisé pour la construction des bâtiments – et la création de réserves naturelles. Même les acteurs du tourisme local ont joué le jeu, en initiant les clients à la biodiversité.

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