Hanami au japon

Voyage au Japon : pourquoi il ne faut pas manquer la floraison des cerisiers

Le hanami attire chaque année des millions de touristes qui veulent assister à la floraison des cerisiers. Spectaculaire et féerique, elle se produit à la fin du mois de mars et au début d’avril, modifiant le décor du pays au grand plaisir de ses habitants et de leurs invités.

Un rituel annuel

Au tout début du printemps, les parcs et jardins du Japon sont normalement envahis de visiteurs qui désirent profiter d’un paysage unique d’une beauté absolue, alors que les cerisiers ornementaux (Sakura) sont en fleurs. C’est un rituel intouchable qui, cette année, a malheureusement été affecté par le coronavirus, empêchant les touristes d’aller s’y balader.

Cette période de l’année est normalement une des plus occupées pour le tourisme au Japon. Le hanami vient des mots hana (fleur) et mi (regarder). Ils décrivent bien l’admiration qu’ont les Japonais pour ce cycle naturel qui embellit leur environnement pour quelques semaines, au retour d’une température plus clémente dans les villes japonaises.

Ce que signifie le hanami pour les Japonais

Lorsque la fleur du cerisier pousse, cela signifie dans la tradition japonaise que débute la saison de plantation du riz. Dans les traditions agricoles ancestrales du Japon, c’est un des moments les plus importants de l’année où l’on doit faire des offrandes aux Kami (dieux japonais) afin que la récolte à venir soit bonne et prospère.

Il rappelle aussi au Japonais que la vie est courte et qu’il faut donc en profiter, surtout des moments partagés avec nos proches. Cette notion vient du fait que la durée de floraison des cerisiers est éphémère, durant à peine quelques jours. C’est un rappel à l’importance de vivre le moment présent et de ralentir leur rythme de vie, l’espace d’un instant.

Une tradition millénaire

Ce sont les courtisans de la famille impériale qui ont instauré la tradition du hanami en écrivant des poèmes soulignant la beauté de la floraison des cerisiers. Cette pratique a conduit l’empereur à prendre le temps de pique-niquer sous ces arbres en fleurs. Le tout daterait de l’ère Heian qui couvre la période 794 à 1185.

Au cours des siècles, la tradition s’est propagée dans tout le peuple japonais et s’est transformé en un rituel social important. Afin de s’assurer une des meilleures places dans un parc ou un jardin, une des personnes les plus jeunes de la famille est choisie pour aller déposer une bâche en plastique, au cours de la soirée, afin de conserver cet emplacement pour eux le lendemain. Le jour venu, ils s’installent aux pieds des arbres afin d’y pique-niquer et trinquer à l’aide d’une bière ou de saké.

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